« Ce n’est pas la mort de Quentin Deranque qui crée une rupture politique, mais son interprétation et sa résonance médiatique »
Les jeunes qui adhèrent à des groupes d’extrême droite le font pour avoir une image valorisante d’eux-même : se voir comme « un vrai bonhomme », héroïque, selon des images et des stéréotypes qui dépassent l’extrême droite. À partir du moment où ceux qui adhèrent à ces archétypes de spartiate, de viking, de marin, comme les définit la sociologue américaine Cynthia Miller-Idriss, sont battus comme tels, que leur « image est souillée », il leur faut laver l’affront et réparer l’insulte à leur virilité. Et cela participe à la surenchère.
Par Elsa Sabado
19 février 2026