Pédagogie de rue et « Casa Rider » : en Italie, les recettes du syndicat CGIL pour défendre les coursiers à vélo
La mise sous contrôle judiciaire de la filiale italienne de Glovo, ordonnée le 9 février par le parquet de Milan, pourrait marquer un tournant dans les conditions de travail des ciclofattorini (coursiers à vélo en VF), dits aussi riders. L'enquête a constaté que ses près de 40 000 livreurs de repas (des immigrés pour la plupart) perçoivent des rétributions très en dessous du seuil de pauvreté, contre un temps de travail pouvant dépasser dix heures par jour. Et que, malgré leur statut d’indépendant, leur labeur totalement géré par la plateforme prouve une relation de subordination aux antipodes de ce statut. En conséquence, un administrateur judiciaire veillera à la régularisation de ces riders et au respect du droit du travail par l’entreprise.
Par Rédaction NVO
18 février 2026