Mort de Quentin Deranque : à Lyon, l’intersyndicale serre les rangs face à l’extrême droite
Il s'agissait du premier rassemblement pour défendre les libertés syndicales depuis la mort du jeune militant néofasciste Quentin Deranque et la marche, autorisée par le ministre de l’Intérieur, organisée consécutivement par des groupuscules d’extrême droite. Après une période de prudence, dans une ville rythmée par l’ambiance électrique des dernières semaines, les syndicats et militants voyaient là une façon de se retrouver et de réaffirmer leurs valeurs antifascistes. « Quand on se réunit, on se sent plus fort », glisse un groupe d’amis venus à la manifestation. Au micro, les prises de parole se succèdent pour dénoncer un climat de violences et épauler la lutte syndicale en faveur d'« une société plus juste ». « Il est important de rappeler que la ville ne se résume pas aux groupuscules fascistes, ajoute Aline Guitard, élue PCF dans le 4e arrondissement de Lyon. L’attaque contre la CGT n’est pas neutre, elle a toujours été un compagnon de lutte contre le fascisme donc c’est important d’être ici en soutien. »
Par Marie Albessard
3 mars 2026