5 mois d'occupation pour être relogés : à Grenoble, des travailleurs exilés à la pointe de la lutte syndicale et sociale
Fin de journée mercredi 1er avril, bâtiment de la Métropole de Grenoble, en centre-ville. Devant la double-porte un agent de sécurité privée, discutant avec quelques livreurs, prêts à partir pour des missions. Un sourire, l'entrée s'ouvre, et laisse place au brouhaha ambiant. Un mélange de cris d'enfants qui jouent, de discussions d'une centaine de personne. L'entrée est sombre. Sur la droite, des chaises sont alignées. À chaque angle qu'offre le bâtiment, des lits sont entassés, avec quelques tables renversées pour essayer d'offrir un semblant d'intimité aux personnes qui dorment dedans. Un peu plus loin, une grande salle, où les matelas s'entassent là où il y a la place. Au fond à droite, des tas de sacs poubelles, de sacs de courses, remplis d'affaires personnelles. C'est ici que (sur)vivent les 30 familles restantes sur les 150 travailleurs et travailleuses mis à la porte par Actis, principal bailleur social à Grenoble, le 27 octobre dernier. Parmi eux, des femmes enceintes et des enfants en bas âge.
Par Rédaction NVO
7 avril 2026