Le géant pétrolier français Total a annoncé le choix du fonds d’investissement américain Carlyle comme acquéreur, pour 2,9 milliards d’euros, de sa filiale allemande de chimie spécialisée Atotech. Une vente qui bénéficiera aux actionnaires, explique le coordinateur CGT du groupe Total.
La vente avait été annoncée en mai dernier, mais le nom de l’acquéreur d’Atotech était encore soumis à délibération. Vendredi 7 octobre, Total a dévoilé son choix du fonds d’investissement américain Carlyle pour reprendre sa filiale allemande de chimie spécialisée.
Montant de la transaction : 3,2 milliards de dollars (2,9 milliards d’euros), soit l’équivalent de 12 années de bénéfices d’Atotech. « On continue à vendre les bijoux de famille pour faire du cash », déplore Éric Sallini, coordinateur CGT du groupe Total, « afin de payer des dividendes aux actionnaires. »
En effet, la filiale était rentable pour le pétrolier, explique Éric. Atotech est « complètement indépendant » de Total – hormis lors des comités d’entreprise européens. Une stratégie habituelle chez Total : « Ne pas mettre un centime dans les filiales et empocher beaucoup d’argent. » Alors forcément, dès l’annonce de la mise en vente d’Atotech, les acquéreurs potentiels avaient « déjà des dollars dans les yeux », ironise le syndicaliste.
Total-Atotech : On vend les bijoux de famille
Le géant pétrolier français Total a annoncé le choix du fonds d’investissement américain Carlyle comme acquéreur, pour 2,9 milliards d’euros, de sa filiale allemande de chimie spécialisée Atotech. Une vente qui bénéficiera aux actionnaires, explique le coordinateur CGT du groupe Total.
Publié le 11 octobre 2016
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