Travailleurs sans papiers : grève sur 11 sites franciliens pour des régularisations

Une nouvelle grève massive de travailleurs sans papiers a démarré lundi 25 octobre, dans 11 entreprises et sur 4 départements franciliens. Pilotée et coordonnée par la CGT et ses structures territoriales dans chaque département concerné, cette mobilisation vise la régularisation par le travail de 200 travailleurs migrants.

Par Nathalie Carmeni
AFP
Par Nathalie Carmeni
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Publié le 26 octobre 2021
NVO - La Nouvelle Vie Ouvrière, le magazine des militants de la CGT
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Une nouvelle grève massive de travailleurs sans papiers a démarré lundi 25 octobre, dans 11 entreprises et sur 4 départements franciliens. Pilotée et coordonnée par la CGT et ses structures territoriales dans chaque département concerné, cette mobilisation vise la régularisation par le travail de 200 travailleurs migrants.
Solidarité Pour soutenir financièrement les grévistes, 2 adresses : www.lepotcommun.fr/pot/ln6ge8d1 Chèque mentionnant au dos « grève des travailleurs sans papiers » à adresser à  : Union Régionale Île-de-France CGT 263 rue de Paris Case 455 93514 Montreuil-Cedex
Plus de 200 travailleurs sans-papiers ont entamé lundi un mouvement de grève coordonné par la CGT, pour obtenir leur régularisation. Employés du commerce, de la restauration, de la propreté, des transports et d’agences d’intérim, ils sont livreurs, plongeurs, éboueurs, ouvriers ou intérimaires. Tous ont en commun de subir la surexploitation et de multiples discriminations en raison de leur situation administrative irrégulière qui les rend particulièrement vulnérables face aux employeurs. Alors qu’ils ont été en première ligne durant la pandémie, ils continuent d’enchaîner les contrats précaires, de subir des conditions de travail dégradées et se voient parfois même privés de certains droits comme l’accès au chômage.

Régulariser pour dé-précariser

Avec la CGT, ces travailleurs ont décidé de relever la tête, de se battre pour leur dignité pour obtenir le sésame de la régularisation. « Les régulariser, c’est lutter contre la précarisation de la société, contre le travail dissimulé et tirer vers le haut les conditions de travail de tout le monde », a rappelé la CGT qui exige de chaque employeur les fameux formulaires Cerfa qui permettront de décrocher les titres de séjour auprès de la préfecture.

Première victoire pour les grévistes de Targett

Premiers résultats encourageants après seulement 24 heures de mobilisation au café Marly Louvre à Paris où les grévistes ont obtenu l’ouverture d’une négociation entre la CGT et l’employeur. Mieux encore, chez Targett, agence d’intérim du Quartier latin, « le piquet de grève a été levé suite à la signature d’un accord par lequel l’entreprise s’est engagée à fournir tous les documents nécessaires de demande d’autorisation de travail » a précisé à l’AFP Marilyne Poulain, membre de la direction de la CGT et du collectif confédéral « Travailleurs migrants ». Toujours en grève et prêts à y rester aussi longtemps que nécessaire, les travailleurs sans papiers de Monoprix Belleville (Paris 19e), des agences d’intérim Manpower (Paris 12e), Planett Interim de Villepinte (Seine–Saint-Denis) et GLS Interim de Fleury-Mérogis (Essonne). Enfin, le piquet de grève qui s’annonce comme le plus difficile au vu d’une expérience antérieure en Essonne, celui des travailleurs de Sepur Bobigny (Seine–Saint-Denis), une entreprise de collecte des déchets aux pratiques d’exploitation de main-d’œuvre vulnérable bien connues de la CGT, « Avec tout un système organisé d’abus d’intérim manifeste et de conditions de travail extrêmement pénibles », a ajouté Marilyne Poulain. https://nvo.fr/aucune-lutte-ne-se-gagner-salaries-menent/
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