Une « emmerdante » très militante

Dans le huis-clos du bureau un peu miteux d’un officier de police, Mathilde, jolie brin de fille délurée risque la garde à vue. C’est que la jeune militante est une enragée, quasi professionnelle, aux débordements tant verbaux que physiques.

Par Rédaction NVO
Par Rédaction NVO
Publié le 10 mars 2018, modifié le 16 avril 2026
NVO – La Nouvelle Vie Ouvrière, le magazine des militants de la CGT, actualité sociale et juridique
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Dans le huis-clos du bureau un peu miteux d’un officier de police, Mathilde, jolie brin de fille délurée risque la garde à vue. C’est que la jeune militante est une enragée, quasi professionnelle, aux débordements tant verbaux que physiques. Cela lui vaut d’ailleurs sa sixième interpellation et autant de passages dans le bureau de Louis, un flic bourru et blasé.
Leur confrontation va donner au public, une heure et demi de franche rigolade car, bien sûr, tout les sépare : l’âge d’abord, entre le flic quadragénaire bien avancé et la jeunette de 22 ans qui bosse « dans le social » et participe à toutes les manifestations. L’éducation reçue, le rapport à la famille et aux autres, les idées et les idéaux. NVO – La Nouvelle Vie Ouvrière, le magazine des militants de la CGT, actualité sociale et juridiqueTout ? Sauf, ce qui va se révéler au fil de cette garde-à-vue pas comme les autres et qui par la force de la discussion pourrait bien aller jusqu’à ébranler les certitudes de l’une et de l’autre…  Ces deux-là qui se chamaillent comme chien et chat, vont aussi se découvrir une passion commune pour Georges Brassens, l’inoubliable parolier de « l’Emmerdeuse, l’emmerdante, l’emmerderesse itou ». Des paroles qui inspirent jusqu’au titre de cette comédie où le social, la tendresse et le rire aux larmes sont au rendez-vous. Un texte ciselé aux petits oignons, des références à l’actualité des manifestations, le dynamisme et la générosité des auteurs et comédiens, Meaghan Dendraël et Jean-Christophe Barc, font de cette « Emmerdante » un spectacle à aller voir sans « au cul, au cul, aucune hésitation ». À voir jusqu’au 10 avril, les lundi et mardi à 21 h 30 à l’Essaïon théâtre, 6, rue Pierre au lard (à l’angle du 24 rue du Renard et face à Beaubourg) 75004 Paris. Réservation : 01.42.78.46.42  www.essaion-theatre.com  
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