Yvan Le Bolloc’h, soutien et réalisateur d’un docu sur la lutte des cheminots

L’acteur Yvan Le Bolloc’h et son fils ont réalisé un documentaire sur la grève des cheminots en suivant Camille, une guichetière déléguée CGT et Philippe Martinez.

Par Rédaction NVO
Par Rédaction NVO
Publié le 21 juin 2018, modifié le 16 avril 2026
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Yvan Le Bolloch qui tourne un documentaire au cœur du mouvement social de ce printemps est passé sur le stand du journal des militants de la CGT ce 1er mai. Bapoushoo
Yvan le Bolloc’h et son fils Livio ont tourné un documentaire sur la grève des cheminots. En immersion dans les locaux de la CGT, parmi les camarades rassemblés en AG, l’acteur/chanteur/réalisateur a suivi avec les moyens du bord 2 acteurs de la lutte, Camille, une guichetière déléguée syndicale et Philippe, le secrétaire général.
D’où l’envie de faire ce film vous est-elle venue ?
Le déclencheur a été assez simple. Un soir, je ramenais ma mère de l’hôpital en voiture et une émission passait à la radio, traitant du conflit autour de la SNCF. Plus l’émission avançait, plus elle donnait l’impression que les cheminots étaient de viles crapules, qu’ils avaient volé des duvets aux SDF, ou poussé une vieille dame dans le caniveau. On les accusait des pires vilénies : « feignasses », « privilégiés », « archaïques » « arc-boutés sur les acquis. » Nous ne pouvions pas laisser dire ça. Effectivement, ils ont du boulot, un statut, des billets gratuits pour leur famille, mais est-ce que ça pouvait justifier l’opprobre qui leur était jeté ? Évidemment, non. Il ­fallait que je réagisse, alors avec Maxime Carsel [le réalisateur du documentaire, NDLR] et mon fils Livio, nous avons pris notre caméra pour filmer cette histoire. C’est un peu comme un match de foot : tant que la grève n’a pas été jusqu’à son terme, tant que les hommes et les femmes se lèvent tous les matins pour défendre leur outil de travail, on ne sait pas comment l’histoire va se terminer.
Et on attend le coup de sifflet final ?
Voilà, c’est ça, surtout que maintenant on est au cœur du combat. J’emploie des termes un peu guerriers, parce que de jour en jour, ils doivent convaincre l’opinion publique, convaincre leurs collègues d’entrer dans la grève, de se ­priver, d’être loin de leur famille, de perdre de la thune. C’est un peu le pot de terre contre le pot de fer. On sent bien qu’elle est difficile cette grève.  
NVO 3570À retrouver dans la NVO de juin 2018, page 41
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