Si un accident du travail est reconnu comme tel par la Caisse primaire d’assurance maladie, cette décision s’impose au conseil de prud’hommes.
Pas de formation renforcée à la sécurité : faute inexcusable de l’employeur
Les travailleurs précaires et les stagiaires doivent bénéficier d’une formation renforcée à la sécurité sur des postes à risques. À défaut, l’employeur commet une faute inexcusable.
Publié le 20 novembre 2018
Les travailleurs précaires et les stagiaires doivent bénéficier d’une formation renforcée à la sécurité sur des postes à risques. À défaut, l’employeur commet une faute inexcusable.
Selon l’article L. 4154-2 du Code du travail, les salariés titulaires d’un contrat de travail à durée déterminée, les salariés temporaires et les stagiaires en entreprise affectés à des postes de travail présentant des risques particuliers pour leur santé ou leur sécurité doivent bénéficier d’une formation renforcée à la sécurité ainsi que d’un accueil et d’une information adaptés dans l’entreprise dans laquelle ils sont employés. La liste de ces postes de travail est établie par l’employeur, après avis du médecin du travail et du comité social et économique (CSE), s’il existe. Elle est tenue à la disposition de l’agent de contrôle de l’inspection du travail.
Afin de donner une certaine efficacité à cette obligation, l’article L. 4154-3 du même Code fait peser sur l’employeur une présomption de faute inexcusable si un accident se produit et si le salarié concerné n’a pas bénéficié de la formation renforcée ainsi que d’un accueil et d’une information adaptés.
Articles recommandés pour vous
Si la CPAM reconnaît un accident du travail, le juge prud’homal doit suivre…
Moins de repos pour les travailleurs récoltants manuels
Le 11 juillet 2024, un décret signé par le Premier ministre est entré en vigueur permettant aux employeurs du secteur de l’agriculture de suspendre le repos hebdomadaire des travailleurs.
Suivre l’avis du médecin du travail de baisser le temps de travail, OUI, si le salarié est d’accord !
L’employeur ne peut imposer au salarié de travailler à temps partiel, même s’il s’agit d’une préconisation du médecin du travail.