Ascoval Saint-Saulve : une solution se dessine

Altifort a confirmé sa candidature à la reprise de l’aciérie Ascoval de Saint-Saulve (Nord). Cette offre doit cependant être confortée par une aide de l’État.

Par Régis Frutier
Par Régis Frutier
Publié le 10 décembre 2018
Nvo, la nouvelle Vie ouvriere, magazine des militants de la CGT
Altifort candidat pour reprendre l'aciérie Ascoval de Saint-Saulve. Jock Fistick / REA
Altifort a confirmé sa candidature à la reprise de l’aciérie Ascoval de Saint-Saulve (Nord). Cette offre doit cependant être confortée par une aide de l’État. Une réunion a lieu ce lundi 10 décembre 2018 à Bercy pour boucler le dossier qui sera examiné au TGI de Strasbourg le 12 décembre 2018.
« Le plan de financement est quasiment bouclé et nous allons rencontrer le ministre de l’Économie pour obtenir des garanties  et présenter un dossier sans faille ce mercredi 12 décembre 2018 au tribunal de Strasbourg », explique Nacin Bardi, délégué syndical CGT de l’aciérie électrique Ascoval de Saint-Saulve (Nord) en amont de la réunion prévue avec Bruno Le Maire ce lundi 10 décembre 2018. En effet, le franco-belge Altifort a présenté un plan de reprise après avoir obtenu des engagements de financement de la part des banques et de collectivités ; la région Hauts-de-France et la communauté d’agglomération Valenciennes Métropole. Outre le maintien des 281 emplois existants, le plan d’Altifort prévoit la création de 133 autres postes avec l’implantation d’un nouveau train à fil pour la production de fil d’acier. Si cela se confirmait, ce serait une issue positive aux luttes qui secouent actuellement le Valenciennois. Il faut toutefois rester prudent sur l’issue de ce dossier, car Vallourec n’a jusqu’à présent consenti aucun geste pour consolider le dossier.

L’État et Vallourec peuvent mieux faire

Bruno Le Maire a déclaré que l’État investirait 25 millions d’euros. C’est peu au regard de l’enjeu qui, au-delà de l’aspect stratégique de la filière et des 281 emplois directs concernés, fait peser une menace sur plusieurs milliers d’autres emplois dans la région. Quant à Vallourec, après avoir décliné la demande de maintenir un certain niveau de commandes pour assurer la jointure, il semble persister à refuser toute contribution pour aider à boucler ce dossier. « Nous allons demander que l’État sécurise l’offre par une contribution du fonds de développement économique et social. Quant à Vallourec, Altifort leur a demandé la mise à disposition de bâtiments, mais nous n’avons pas encore de réponse sur ce point. Nous allons aussi aborder cette question », précise Nacin Bardi. À l’heure où nous écrivons, la réunion de Bercy n’est pas achevée. Dans le contexte des importantes mobilisations sociales en cours, le gouvernement n’a probablement pas intérêt à ouvrir un nouveau front social sur le terrain de l’emploi. La décision que la chambre commerciale du TGI de Strasbourg prendra le 12 décembre 2018 aura de très importantes répercussions pour la région des Hauts-de-France et toute la filière sidérurgie du pays.
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