Lorsqu'elle ne remplit pas les conditions de validité exigées par la loi, la convention de forfait-jours est illégale. Le salarié peut alors saisir le conseil de prud'hommes pour faire constater sa nullité ou son inopposabilité et obtenir le paiement de ses heures supplémentaires. Quels sont les points à contrôler pour s'assurer que la convention de forfait est bien conforme ? La réponse en un coup d'œil.
Convention de forfait
Analyser la conformité du forfait-jours
Les régimes d’astreinte et de forfaits jours épinglés par le CEDS
Saisi en 2017 par la CGT et la CFE-CGC, le Comité européen des droits sociaux (CEDS) a rendu sa décision le 10 novembre 2021 : les régimes des astreintes et des forfaits jours violent plusieurs articles de la Charte sociale européenne.
Pour être rémunéré au forfait, l’accord du salarié est indispensable
Une convention de forfait doit obligatoirement faire l’objet d’un écrit entre les parties pour être valable. La remise de l’accord collectif prévoyant la possibilité de soumettre des salariés de l’entreprise à ce régime ne peut constituer cette formalité.
Un forfait jour est forcément un temps plein
Les salariés ayant conclu une convention de forfait en jours sur l'année dont le nombre est inférieur à 218 jours, ne peuvent pas être considérés comme salariés à temps partiel.
Convention de forfait = libre organisation du travail
Le salarié qui ne dispose pas d’une autonomie réelle dans l’organisation de son travail ne remplit pas les conditions pour être soumis à une convention de forfait en jours.