La colère des retraités a envahi les rues

Pour leur quatrième journée de « mobilisation générale » les neuf syndicats et associations de retraités ont rassemblé plusieurs dizaines de milliers de personnes dans plus de 95 rassemblements ou défilés partout en France.

Par Rédaction NVO
Par Rédaction NVO
Publié le 18 octobre 2018
NVO, la Nouvelle Vie ouvriere, le magazine des militants de la CGT
Manifestation des retraités à Paris le 18 octobre 2018. Bapoushoo
Pour leur quatrième journée de « mobilisation générale », les neuf syndicats et associations de retraités (CGT, FO, CFTC, CFE-CGC, FSU, Solidaires, FGR, LSR et UNRPA) ont rassemblé plusieurs dizaines de milliers de personnes dans plus de 95 villes. Reportage à Paris.
https://vimeo.com/295846808 Prenant aux mots Emmanuel Macron qui avait lancé à ses collaborateurs « il faut arrêter d’emmerder les retraités », plusieurs dizaines de milliers d’entre eux sont descendus dans les rues. Dans tous les cortèges en France et notamment entre Opéra et République à Paris, la revendication la plus entendue était sans conteste l’annulation de la hausse de la CSG, destinée à financer les baisses de cotisations pour les salariés. Et s’ils sont révoltés de la dégradation de leur niveau de vie, les retraités se sentent aussi inquiets de l’impact de la réforme à venir du système de retraite pour les actifs et la jeunesse d’aujourd’hui. Cette mobilisation « n’est pas quelque chose de sporadique qui se terminera au soir du 18 octobre, c’est une vague de fond », affirme Olivier Jouchter, secrétaire général de l’union confédérale des retraités CGT. Une réunion est déjà prévue le 5 novembre pour discuter d’éventuels prolongements du mouvement, car les revendications portées par les neuf organisations n’ont pour l’heure reçu aucune réponse satisfaisante, notamment pour ce qui concerne la revalorisation des pensions.
separator top
separator bottom

Nos articles les plus lus

Articles recommandés pour vous

« Ceux qui étaient invisibles deviennent visibles ». Ces mots sont ceux du député insoumis Éric Coquerel, à la tribune du rassemblement contre le racisme tenu à Saint-Denis le samedi 4 avril, un événement organisé à l'appel et en soutien du nouveau maire de la ville Bally Bagayoko. La place Victor Hugo - où se situent l’hôtel de ville et la basilique dionysiennes - est pleine à craquer. Il s'agit pour la foule de témoigner sa solidarité envers l’édile attaqué depuis son élection au premier tour des municipales par l’extrême droite et ses relais médiatiques, tout particulièrement la chaîne CNews. Le psychologue Jean Doridot y avait d'abord développé, le 27 mars, un parallèle scabreux autour « d'Homo Sapiens », la «famille des grands singes » et du fonctionnement des « tribus » autour d'un « chef », puis le lendemain, l'auteur Michel Onfray avait osé, sur la même chaîne, comparer l'attitude du nouveau maire à celle d'un « mâle dominant ». Des propos comme des injures qui ont heurté bien au-delà de l'élu. « En tant que Dionysien, je me suis senti attaqué de manière frontale et si on laisse passer ça, on laisse tout passer », clame Jean-Claude (dont le prénom a été modifié), habitant né et ayant grandi dans la ville-nécropole des rois de France. « Je me suis sentie concernée lorsqu’on entend des "singeries". On est Français avant tout. On peut être noir, mais on est Français », ajoute pour sa part Hassani Abdoulhamidi, habitante également de Saint-Denis, venue en famille au rassemblement.