Images des manifestations contre la réforme des retraites

5 décembre, 7 décembre, 10 décembre, 12 décembre, et nouveau rendez-vous demain 17 décembre : la pression sur la majorité et l’exécutif ne se relâche pas contre un projet de réforme des retraites profondément injuste, malgré ce que veut faire croire l'intox gouvernementale…

Par Rédaction NVO
Par Rédaction NVO
Publié le 16 décembre 2019
NVO - La Nouvelle Vie Ouvrière, le magazine des militants de la CGT
Bapoushoo
5 décembre, 7 décembre, 10 décembre, 12 décembre, et nouveau rendez-vous demain 17 décembre : la pression sur la majorité et l’exécutif ne se relâche pas contre un projet de réforme des retraites profondément injuste, malgré ce que veut faire croire l’intox gouvernementale…
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« Ceux qui étaient invisibles deviennent visibles ». Ces mots sont ceux du député insoumis Éric Coquerel, à la tribune du rassemblement contre le racisme tenu à Saint-Denis le samedi 4 avril, un événement organisé à l'appel et en soutien du nouveau maire de la ville Bally Bagayoko. La place Victor Hugo - où se situent l’hôtel de ville et la basilique dionysiennes - est pleine à craquer. Il s'agit pour la foule de témoigner sa solidarité envers l’édile attaqué depuis son élection au premier tour des municipales par l’extrême droite et ses relais médiatiques, tout particulièrement la chaîne CNews. Le psychologue Jean Doridot y avait d'abord développé, le 27 mars, un parallèle scabreux autour « d'Homo Sapiens », la «famille des grands singes » et du fonctionnement des « tribus » autour d'un « chef », puis le lendemain, l'auteur Michel Onfray avait osé, sur la même chaîne, comparer l'attitude du nouveau maire à celle d'un « mâle dominant ». Des propos comme des injures qui ont heurté bien au-delà de l'élu. « En tant que Dionysien, je me suis senti attaqué de manière frontale et si on laisse passer ça, on laisse tout passer », clame Jean-Claude (dont le prénom a été modifié), habitant né et ayant grandi dans la ville-nécropole des rois de France. « Je me suis sentie concernée lorsqu’on entend des "singeries". On est Français avant tout. On peut être noir, mais on est Français », ajoute pour sa part Hassani Abdoulhamidi, habitante également de Saint-Denis, venue en famille au rassemblement.