L'exécutif face à une mobilisation qui s’annonce forte
A 10 jours de la mobilisation du 5 décembre, une sorte de fébrilité s'est emparée de l'exécutif et de sa majorité. La presse de ces derniers fait son miel en analysant la contre-attaque du gouvernement pour éviter au chef de l'Etat de se prendre ce que les éditorialistes ont baptisé le « mur du 5 décembre ».
Publié le 25 novembre 2019, modifié le 16 avril 2026
À 10 jours de la mobilisation du 5 décembre, une sorte de fébrilité s’est emparée de l’exécutif et de sa majorité. La presse de ces derniers fait son miel en analysant la contrattaque du gouvernement pour éviter au chef de l’Etat de se prendre ce que les éditorialistes ont baptisé le « mur du 5 décembre ».
L’inquiétude gouvernementale est d’autant plus justifiée que tous les mouvements sociaux de la dernière période ont pour caractéristiques d’être massifs, approuvés par l’opinion et pugnaces en dépit des annonces de saupoudrage. On en a encore eu une belle démonstration samedi dernier avec une manifestation féministe contre les violences sexistes et sexuelles d’ampleur inédite. Face à des foyers de contestation qu’il ne parvient pas à éteindre et dans la perspective du 5 décembre, Emmanuel Macron aurait annulé des déplacements à l’étranger pour rester focalisé sur ce qui s’annonce d’ores et déjà comme une journée de très grande ampleur. Les appels à faire grève et à manifester se multiplient. Ainsi la CFE-CGC a appelé jeudi 21 novembre à rejoindre la manifestation du 5 décembre pour « marquer son opposition au projet de réforme » des retraites tandis que la CFDT cheminots a également appelé à cette journée. La mobilisation contre le projet de système universel de retraites à points s’annonce en effet massive et devrait aller bien au-delà des régimes spéciaux comme le pressent le secrétaire général de la CGT que nous avons interviewé le 20 novembre à l’occasion de sa venue au 12e congrès de la CGT Services publics à Montpellier.
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