Quel avenir pour l'usine Stellantis à Poissy ?
La CGT alerte sur le risque de fermeture de la dernière chaîne de montage automobile en Ile-de-France. Pour la défense de l’usine Stellantis à Poissy (Yvelines) qui emploie quelque 2000 salariés, le syndicat appelle à un rassemblement devant la mairie de la ville ce jeudi 4 décembre 2025.
Publié le 3 décembre 2025
La CGT alerte sur le risque de fermeture de la dernière chaîne de montage automobile en Ile-de-France. Pour la défense de l’usine Stellantis à Poissy (Yvelines) qui emploie quelque 2000 salariés, le syndicat appelle à un rassemblement devant la mairie de la ville ce jeudi 4 décembre 2025.
Il y a eu la fermeture de l’usine PSA d’Aulnay en 2014 ; l’arrêt définitif en 2024 de la production de la Zoe sur Flins du côté de Renault. Aujourd’hui, la CGT s’inquiète de l’avenir de l’usine de Stellantis à Poissy, seul site de production automobile en Ile-de-France d’où sortent l’Opel Mokka et la DS3 et qui emploie quelque 2000 salariés. « Avec la fin annoncée de la production de l’Opel Mokka en 2028, c’est le maintien de l’ensemble des emplois industriels sur le site qui est remis en question », s’inquiète la CGT, qui appelle à manifester pour la défense de l’emploi jeudi 4 décembre 2025 à 10 heures, devant la mairie de Poissy (Yvelines). « Sur notre site, il n’est prévu aucun nouveau véhicule après 2028. La direction indique investir plusieurs millions avec 200 emplois, mais sur un seul bâtiment, celui de l’emboutissage. En contrepartie, elle supprime une équipe, délaisse les autres bâtiments. Avec le risque de perdre de l’ordre de 600 emplois au passage », déplore Jonathan Dos Santos, délégué CGT de Stellantis Poissy. En dépit des propos rassurants de la direction qui s’est engagée à assurer « un avenir industriel » au site, la CGT reste en alerte. « Nous sommes dans l’incertitude. Que va devenir l’usine ? Que vont devenir les emplois ? Plus les discours de Stellantis sont rassurants sur l’avenir de Poissy, moins on les trouve crédibles. Parce que ne pas garantir une nouvelle production, c’est inéluctablement une réduction drastique des effectifs, voire la fermeture du site », ajoute Denis Bréant, responsable de l’automobile à la fédération CGT-Métallurgie. La CGT de Stellantis-Poissy n’hésite pas à qualifier les investissements annoncés d’« enfumage », rappelant au passage que l’usine Citroën d’Aulnay avait, elle aussi, bénéficié d’investissements avant de fermer définitivement. « Cet exemple prouve que l’investissement financier seul ne constitue en rien une garantie de pérennité pour l’usine et ses salariés »
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