« On se moque des travailleurs »
La mesure, adoptée au Sénat de Buenos Aires, autorise notamment des journées de travail de 12 heures et la fin des heures supplémentaires rémunérées. Alors que la CGT argentine a depuis appelé à la grève générale jeudi 19 février, les députés de gauche avaient fait savoir leur colère lors des séances de débat au Parlement.Dans un échange animé avec la députée miléiste Lilia Lemoine, Nicolas del Caño, chef du du Parti des Travailleurs Socialistes (PTS), a manifesté sa désapprobation à la veille du vote décisif : « Tu vas passer tes vacances à Miami avec tes enfants, mais les travailleurs ici ne peuvent même pas partir. Toi qui gagnes des millions de pesos, tu veux voter cette loi et que personne ne le sache. C’est hors de question », s’est-il ému. Il a enchaîné élargissant son propos à l’ensemble du camp miléiste : « Tous ceux qui vont trois, quatre, cinq fois à Miami dans l’année, et qui font qu’on ne va pas payer les heures supplémentaires aux gens qui vont travailler douze heures par jour ». Face aux rires des députés, et à l’impossibilité de dialoguer, il a persisté : « On se moque des travailleurs, vous, est-ce que cela vous semble normal ? a-t-il commencé avant de s’adresser à nouveau à Lilia Lemoine : Ne viens pas m’énerver. Nous allons défendre les travailleurs. »« Le van a sacar las vacaciones a la gente y cobran 5 millones de pesos » ️
La reacción de Nicolás del Caño ante la risa de un diputado: « Se van de paseo a Miami 5 veces al año y no quieren pagar horas extras ». pic.twitter.com/UBg5FsbTqL — El Destape (@eldestapeweb) February 18, 2026