Loi sécurité globale : le gouvernement s’embourbe, la lutte continue
La coordination StopLoiSécuritéGlobale continue de revendiquer le retrait des articles 21, 22 et 24 de la proposition de loi "sécurité globale" et la réécriture du Schéma national de maintien de l'ordre. De nouvelles manifestations sont annoncées cette semaine, en particulier le 5 décembre.
Publié le 2 décembre 2020
La coordination StopLoiSécuritéGlobale, dont le SNJ-CGT, le SNJ, CFDT-Journalistes, le SGJ-FO et la Ligue des droits de l’Homme sont à l’origine, continue de revendiquer le retrait des articles 21, 22 et 24 de la proposition de loi « sécurité globale » et la réécriture du Schéma national de maintien de l’ordre. De nouvelles manifestations sont annoncées cette semaine, en particulier le 5 décembre.
« Quel cirque ! » C’est avec consternation qu’Emmanuel Vire, secrétaire général du SNJ-CGT, accueille l’annonce de Christophe Castaner sur l’avenir de la proposition de loi « sécurité globale », après le sec recadrage de Gérald Darmanin par Emmanuel Macron.
Le président du groupe LREM à l’Assemblée nationale et ancien ministre de l’Intérieur explique en effet vouloir désormais « proposer une nouvelle écriture complète de l’article 24« . Tout en maintenant que ce dernier « poursuit deux objectifs : mieux protéger les forces de l’ordre » et « préserver sans aucune réserve la liberté de la presse ».
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« La majorité explique qu’elle va réécrire l’article 24, alors qu’elle n’a plus la main. »Emmanuel Vire, SNJ-CGT
« C’est une grosse manipulation, dénonce Emmanuel Vire. La majorité à l’Assemblée explique qu’elle va réécrire l’article 24, alors qu’elle n’a plus la main sur cette proposition de loi, qu’elle a votée et qui est examinée en procédure accélérée [avec une seule lecture, NDLR]. »
« Ils essaient de sortir l’article 24 de la proposition de loi Sécurité globale… pour mieux inclure ses dispositions dans l’article 25 de la loi sur le séparatisme », souligne la coordination StopLoiSécuritéGlobale. Cette dernière, après l’énorme succès des mobilisations du 28 novembre, appelle à une Marche des libertés et des justices le 5 décembre à Paris « et partout ailleurs le même jour ».
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