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Grèves sur le « tas » et « joie pure » : Front populaire, le temps des conquêtes
« Les chômeurs ne veulent pas mourir de faim », « Du travail ou du pain », lit-on sur leurs pancartes. Ils étaient quelques dizaines au départ de Lille ; ils seront des milliers à leur arrivée en région parisienne, deux semaines plus tard. Reprenant le mot d’ordre « Classe contre classe » du Parti communiste français, la CGTU (Confédération générale du travail unitaire) organise, du 18 novembre au 2 décembre 1933, une grande marche des chômeurs. De Tremblay à Saint-Denis, près de Paris, de Saint-Nazaire à Nantes… Dans cette époque marquée par les conséquences de la crise de 1929, ce type de mobilisations se multiplie. S’il n’atteint pas les sommets des États-Unis et de l’Allemagne, le nombre de chômeurs explose en France : 426 000 en 1935, plus de 860 000 en mars 1936. Le climat xénophobe des années 1930 fait le reste. Une loi d’août 1932 a fixé le principe de quotas de travailleurs étrangers dans les entreprises, et 130 000 à 140 000 Polonais sont rapatriés dans leur pays entre 1931 et 1936, notamment dans des trains affrétés par les compagnies minières du Nord. Le recensement de 1936 comptabilise 700 000 étrangers de moins qu’en 1931, leur part dans la population passant de 7,1 à 5,2 %.